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La France ainsi que d'autres pays ont été entraînés
dans une vive polémique lorsque deux étudiantes furent expulsées
de leurs établissements scolaires pour avoir porté le voile
islamique. Le gouvernement français a élargi cette interdiction
en proposant une loi qui condamne le port de vêtements et de signes
religieux, symboles ostentatoires d'une appartenance religieuse. Outre
le voile islamique, cette loi qui a provoqué un concert de réactions,
touche la croix chrétienne ainsi que la kippa des juifs. Les pays
musulmans, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Allemagne ont tous
condamné cette loi, ils ont souligné que sa mise en application
serait la cause de tensions et de replis communautaires en France. Ces
pays ont également affirmé que cette loi était contraire
aux principes de liberté de culte et aux droits fondamentaux de
l'homme. Mais jusqu'à présent, ces réactions n'ont
pas conduit le gouvernement français à revenir sur sa décision.
Nous ne devons pas interpréter ce qui s'est passé en France
comme une simple interdiction des symboles religieux: la peur des Français
face à la religion et à l'éthique religieuse est
bien plus ancienne. Ceux qui sont conscients du développement de
la culture de masse et des relations entre l'Église et l'État
savent pertinemment que ce genre d'actions et les controverses qui en
résultent sont bien connus dans la société française.
Qui plus est, cette crainte ne se limite pas seulement à l'Islam
et au Judaïsme; le souvenir de l'assassinat des catholiques pendant
la Révolution française est encore présent dans tous
les esprits.
Les relations actuelles entre l'Église et l'État en France
ont été forgées à coups de conflits, de haine,
de colère et de massacres. Ce combat contre l'Église catholique
a débuté au 18ème siècle, dans le but de réduire
l'influence de cette dernière au sein de la société
française. Nous pouvons dire que durant cette période, la
société française insidieusement influencée
par la philosophie matérialiste, a pris ses distances à
l'égard des valeurs spirituelles et religieuses.
Le siècle des lumières
Comment les sociétés européennes
se sont éloignées des valeurs religieuses
La période durant laquelle les idées matérialistes
et évolutionnistes ont conquis en grande partie la société
européenne, et par là même l'ont influencée
au point de la désolidariser de la religion, est plus connue sous
le nom de siècle des lumières. Certainement, ceux qui ont
choisi cette expression (et qui ont présenté de manière
positive ce changement d'idéologie comme un mouvement vers la lumière)
étaient les meneurs de cette déviance. Ils ont dépeint
la période précédente comme "une période
sombre" tenant la religion pour seule responsable, ils ont ainsi
proclamé que l'Europe s'était illuminée dès
l'instant où elle s'était laïcisée tout en s'écartant
de la religion. Cette perspective biaisée et falsifiée est
encore aujourd'hui un des mécanismes essentiels de propagande de
ceux qui s'opposent à la religion.
Il est vrai que le christianisme au Moyen Age a été en
partie assombri par les superstitions et la bigoterie, qui ont presque
entièrement disparu durant la période post-moyenâgeuse.
Qui plus est, ce siècle des lumières n'a pas vraiment eu
de résultats si positifs en Occident. En France, la conséquence
la plus marquante de cette période est la Révolution, qui
a plongé le pays dans un bain de sang. Pour la plupart des intellectuels
français, la période des lumières a eu pour effet
de purger l'esprit des hommes de toutes les valeurs religieuses et spirituelles.
Quasiment tous les penseurs du 18ème siècle partageaient
cette vision. La Révolution a été construite sur
cette philosophie qui dominait en France: ce fut une des révolutions
des plus barbares, des plus impitoyables et des plus sauvages que le monde
moderne ait connue. Dès la prise de pouvoir des Jacobins après
la Révolution, leur première action a été
d'instaurer la guillotine; des milliers de personnes ont été
décapitées parce qu'on leur reprochait d'être riches
ou d'être croyantes. Un des chefs de la Révolution, un certain
Fouché (surnommé le boucher de Lyon) dépêcha
à Lyon un groupe de trois individus pour y éliminer la jeune
aristocratie croyante. Dans une lettre adressée à Robespierre,
président du Sénat, Fouché écrivait que la
guillotine ne fonctionnait pas assez vite et qu'il était mécontent
de la lenteur à laquelle la Révolution avançait.
Il voulait l'autorisation de procéder à un écrémage
massif de la population. Le jour où il a obtenu l'approbation du
Sénat, des milliers de personnes les mains liées dans le
dos ont été impitoyablement fauchées par les balles
de la Révolution.
Encore aujourd'hui, le siècle des lumières continue d'influencer
cette littérature qui fait l'éloge de la Révolution
française; toutefois, celle-ci a coûté à la
France un lourd tribut et a engendré des conflits sociaux qui devaient
perdurer au 21ème siècle. L'analyse de la Révolution
française et du siècle des lumières par le célèbre
penseur britannique, Edmund Burke est extrêmement révélatrice.
Dans son ouvrage publié en 1790 Reflections on the Revolution
in France (Réflexions sur la Révolution en France),
l'auteur fait à la fois une critique du concept des lumières
et de la Révolution française qui en découle; selon
sa théorie, la Révolution française est un mouvement
qui a détruit les valeurs essentielles d'une société
unie autour d'éléments fédérateurs, tels que
la religion, la moralité et la cellule familiale, laissant ainsi
libre cours à la terreur et à l'anarchie. Pour finir, Burke
a considéré cette période, selon un commentateur,
comme "un mouvement destructeur de l'intelligence humaine".1
Les chefs de file de ce mouvement dévastateur étaient les
francs-maçons. Voltaire, Diderot, Montesquieu et bien d'autres
penseurs antireligieux qui ont ouvert la voie à la Révolution,
tous étaient francs-maçons. Ils étaient proches des
Jacobins qui ont été à la tête de cette Révolution.
Cette situation a suscité chez des historiens la réflexion
suivante: il est difficile en France, pendant cette période de
distinguer clairement le jacobinisme et la franc-maçonnerie.
Lors de la Révolution française, on a manifesté
une vive hostilité à l'égard de la religion. Beaucoup
de prêtres ont été envoyés à la guillotine,
les églises ont également été détruites,
ajoutons à cela ceux qui voulaient éradiquer le christianisme
en lui substituant une religion symbolique, déviante et païenne,
appelée "religion de la raison". Les leaders de la Révolution
se sont retrouvés victimes à leur tour de cette frénésie
meurtrière laissant finalement leur tête sur la guillotine,
là où ils avaient envoyé tant de personnes. Encore
aujourd'hui, de nombreux Français continuent à se demander
si la Révolution était ou non une bonne chose.
Les sentiments antireligieux de la Révolution française
se sont alors propagés dans toute l'Europe, et le dix-neuvième
siècle est devenu l'une des périodes les plus novatrices
et les plus agressives pour ce qui est de la propagande antireligieuse.
La lutte contre la religion en France
Le rôle joué par les francs-maçons pendant la Révolution
a été reconnu par un "agent provocateur" connu
sous le nom de comte Cagliostro. Ce dernier a été arrêté
par l'Inquisition en 1789 et pendant son interrogatoire, il a fait d'importantes
révélations. Il a commencé par déclarer que
les francs-maçons avaient prémédité à
travers l'Europe une suite d'insurrections. Et il a ajouté que
leur objectif principal était de détruire la papauté
ou de s'en emparer.
L'action des francs-maçons en France ne s'est pas arrêtée
à la Révolution. Le chaos engendré par la Révolution
s'est finalement apaisé dès l'arrivée au pouvoir
de Napoléon. Mais cette stabilité n'allait pas durer; l'ambition
de Napoléon de régner sur l'Europe entière eut raison
de sa toute-puissance. Par la suite, en France, le conflit qui opposait
les monarchistes aux révolutionnaristes a continué. En 1830,
1848 et 1871, trois autres révolutions ont eu lieu. En 1848, la
"seconde République" a été créée;
en 1871, la "troisième République" lui a succédé.
En 1881, le catholicisme a cessé d'être la religion officielle
en France et en 1888, l'éducation religieuse n'a plus été
au programme de l'éducation nationale.
Durant cette période de troubles, les francs-maçons ont
été très actifs. Leur objectif premier a été
d'affaiblir l'Église ainsi que les institutions religieuses, de
détruire les valeurs de la religion et son emprise sur la société,
et enfin d'abolir l'éducation religieuse. Les francs-maçons
considéraient l'anticléricalisme comme l'élément
central de leurs activités sociales et politiques.
The Catholic Encyclopedia (L'Encyclopédie catholique) fournit
d'importantes informations sur la mission antireligieuse du Grand Orient,
connu sous le nom de franc-maçonnerie française:
À partir des documents officiels de la franc-maçonnerie
française contenus principalement dans les bulletins et comptes-rendus
du Grand Orient, il a été prouvé que toutes les mesures
anticléricales présentées au Parlement français
ont été décrétées préalablement
au sein des loges maçonniques et ont été validées
par la direction du Grand Orient, dont le but avéré est
d'avoir un contrôle sur tout et tout le monde en France. Le député
Massé, porte-parole officiel de l'Assemblée de 1903, déclare:
"J'ai dit lors de l'assemblée de 1898 que le devoir suprême
de la franc-maçonnerie est de s'immiscer chaque jour, de plus en
plus, dans les combats politiques et profanes." La réussite
(dans cette lutte anticléricale) est due en grande partie à
la franc-maçonnerie; sa philosophie, son programme, ses méthodes,
tous ces éléments ont été des facteurs déterminants.
Si cette union a été établie, cela est dû à
la franc-maçonnerie et à la discipline apprise dans les
loges
Il nous faut rester vigilant nous faisant confiance mutuellement
si nous voulons accomplir notre travail jusqu'ici inachevé. Ce
travail, vous savez
la lutte anticléricale continue. La République
doit se débarrasser des congrégations religieuses, les balayant
au loin avec perte et fracas. Un système de demi-mesures est partout
dangereux; l'adversaire doit être anéanti d'un seul coup."2
The Catholic Encyclopedia poursuit en ces termes son inventaire
à propos de la lutte franc-maçonnique contre la religion:
En vérité, la laïcisation de l'éducation,
les mesures prises à l'encontre des écoles chrétiennes
privées et des établissements de bienfaisance, la suppression
des ordres religieux et la spoliation des biens de l'Église,
toutes ces réformes maçonniques anticléricales
effectuées en France depuis 1877 mènent clairement à
une réorganisation de la société antichrétienne
et irréligieuse, non seulement en France mais également
dans le monde entier. Par conséquent, la franc-maçonnerie
française, porte-drapeau de la confrérie dans son ensemble,
prétend instituer l'âge d'or de la République universelle
maçonnique, composée d'une fraternité d'hommes
de toutes les nations. Le président du Grand Orient, le sénateur
Delpech, a déclaré le 20 septembre 1902: "Le triomphe
du Galiléen a duré vingt siècles. Mais maintenant,
il meurt à son tour
L'Église catholique, fondée
sur le mythe du Galiléen, a commencé à décliner
dès la mise en place de l'organisation maçonnique."3
Par le terme "Galiléen", les francs-maçons désignent
Jésus, car selon l'Évangile, Jésus est né
dans la ville de Galilée en Palestine. Ainsi, la haine des francs-maçons
à l'encontre de l'Église est également l'expression
de leur haine à l'égard de Jésus et de toutes les
religions monothéistes. Avec la culture matérialiste, darwiniste
et humaniste qu'ils avaient établie au dix-neuvième siècle,
les francs-maçons ont cru qu'ils avaient éradiqué
la religion et rétabli le paganisme préchrétien en
Europe.
Lorsqu'en 1902 ces paroles ont été prononcées, une
série de lois passées en France a élargi l'ampleur
de la lutte antireligieuse. Trois mille écoles religieuses ont
été fermées, l'enseignement religieux dans les établissements
scolaires a été interdit. De nombreux ecclésiastiques
ont été arrêtés, d'autres ont été
contraints et forcés à l'exil alors que les simples croyants
ont été relégués aux yeux des gens, au rang
de citoyens de seconde zone. Suite à cela en 1904, le Vatican a
rompu toutes relations diplomatiques avec la France, mais cette décision
n'a en rien changé les orientations du pays. Cette prise de position
coûta la vie pendant la Première Guerre mondiale à
des centaines de milliers de Français confrontés à
l'armée allemande, avant que cette arrogance ne soit mâtée
et que la France reconnaisse à nouveau l'importance des valeurs
spirituelles.
Comme The Catholic Encyclopedia l'affirme, la guerre contre la
religion, de la Révolution française jusqu'au vingtième
siècle, a été menée au moyen de mesures anticléricales
prises par le Parlement français, lesquelles avaient été
décrétées préalablement au sein des loges
maçonniques et avaient été validées par la
direction du Grand Orient.4 Ce fait est sans aucun
doute tiré d'écrits maçonniques. Ainsi, une citation
d'une publication turque d'un discours prononcé par frère
Gambetta le 8 juillet 1875 dans la loge de Clémente Amitié
dit ceci:
Alors que le spectre d'une rébellion plane sur la France et
que la doctrine religieuse et les idées arriérées
continuent leur offensive contre les principes et les lois sociales
modernes, nous trouvons force et consolation, au sein d'organisations
ingénieuses et visionnaires telles que celle des francs-maçons
très attachée aux principes de confrérie, dans
le combat contre les revendications extravagantes de l'Église,
ses exagérations ridicules et ses excès habituels
Nous devons nous tenir sur nos gardes et continuer la lutte. Afin d'ériger
les idées d'ordre et de progrès humains, faisons en sorte
d'endurer cela de telle manière à ce que nos boucliers
ne soient pas transpercés.5
On notera que la littérature maçonnique présente
naturellement ses propres idées comme intelligentes tandis qu'elle
accuse celles des croyants d'être arriérées. Toutefois,
elle ne fait que jouer sur les mots. La notion de spectre d'une rébellion
citée ci-dessus, est une vision rejetée par les croyants
sincères, mais que les francs-maçons exploitent dans le
seul but d'atteindre la vraie religion et d'éloigner ainsi les
hommes de la foi. Qui plus est, il est important de souligner que la philosophie
matérialiste et humaniste adoptée par les francs-maçons
est en réalité un système idéologique rétrograde
fondé sur des superstitions, inspiré des civilisations païennes
de l'Égypte ancienne et de la Grèce antique.
Par conséquent, l'utilisation abusive par les francs-maçons
de termes tels que "visionnaire" et "arriéré"
n'a pas de bases dans la réalité. En effet, elle est non
fondée, car le conflit entre les francs-maçons et les croyants
n'est rien de plus que la poursuite d'une lutte entre deux idéologies
qui s'opposent depuis l'aube de l'humanité. La religion a été
la première à proclamer ces idées: l'humanité
a été créée par la volonté de Dieu
et il en va de la responsabilité de cette dernière de L'adorer.
Telle est la vérité. L'idée contraire à savoir
que les hommes n'ont pas été créés et vivent
inutilement et sans but précis est celle proposée par ceux
qui nient l'existence de Dieu. Après avoir compris ce qui précède,
il devient évident que l'utilisation de qualificatifs sommaires
tels que "visionnaire" et "arriéré"
n'a aucun fondement.
En exploitant cette idée de "progrès", les francs-maçons
ont pour seul but de détruire la religion. The Catholic Encyclopedia
affirme:
Ce qui suit sont les principaux moyens [de la franc-maçonnerie]:
(1) Détruire de manière radicale, par la persécution
déclarée contre l'Église ou par un système
fourbe et frauduleux de scission entre l'Église et l'État,
l'influence sociale de l'Église et de la religion, insidieusement
appelée "cléricalisme", et autant que possible,
détruire l'Église et toute religion divine, qui est beaucoup
plus qu'un vague culte de la patrie et de l'humanité;
(2) Laïciser par un système hypocrite et frauduleux de "non-sectarisme"
toute vie publique et privée, et avant tout l'instruction et l'éducation
du peuple. Le "non-sectarisme" comme il est interprété
par le Grand Orient est anticatholique, voire antichrétien, un
sectarisme athée, positiviste ou encore agnostique sous couvert
d'une image non-sectaire. La liberté de pensées et de conscience
des enfants doit être développée de façon systématique
à l'école et protégée autant que possible
des influences déstabilisantes, non seulement de celles de l'Église
et du Clergé, mais également de celles des parents, si besoin
est par le recours à des contraintes morales et physiques. Le Grand
Orient considère cette action comme indispensable et comme la voie
la plus sûre pour l'instauration finale de la République
sociale universelle
6
On peut également observer que la franc-maçonnerie a mis
en place un programme, appelé "libération de la société",
dont le but est l'éradication de la religion; ce programme est
toujours d'actualité. Tout cela ne doit pas être confondu
avec le modèle qui cherche à offrir la possibilité
à tout citoyen de vivre sa foi en toute liberté, quelle
que soit sa croyance. À l'opposé, le modèle proposé
par la franc-maçonnerie est un véritable lavage de cerveau
des masses, conçu pour éradiquer la religion de la société
et des esprits des gens, et si nécessaire persécuter ses
adeptes.
L'observance des valeurs religieuses est la solution
à toutes les difficultés
Le problème principal est l'absence de religion
La politique française d'éradication de la religion a commencé
au dix-huitième siècle et perdure depuis trois siècles;
aujourd'hui la France est de ce fait un pays qui a peur de la religion,
de ses valeurs et des croyants. Ces dernières années, des
musulmans et d'autres membres de communautés religieuses ont été
victimes d'agressions. Cette peur est néanmoins sans fondement.
En fait, ce n'est pas la religion, mais l'absence de religion qui devrait
être crainte. L'observance de valeurs religieuses apporte paix,
bien-être, justice et tolérance à une société.
Dans une société où le sens de la morale religieuse
est fort, il ne peut absolument pas y avoir des manifestations de violence,
de déchéance ou de peur. Pour cette raison, la crainte des
Français à l'égard de la religion n'a pas lieu d'exister.
Dans les sociétés où la morale religieuse fait défaut,
la guerre, les conflits, la violence et l'injustice dominent.
Dans une société qui prend ses distances avec la religion,
il est inévitable que la majorité des individus deviennent
égoïstes, injustes et manquent de bonté morale. Seules
les valeurs religieuses sont les garantes d'une parfaite moralité
de la société et des hommes. Ceux qui croient en Dieu ont
une attitude responsable, dès lors qu'ils sont conscients qu'ils
vivent dans l'espoir d'obtenir l'approbation de Dieu et qu'ils devront
rendre des comptes de l'ensemble de leurs actes. Par crainte de Dieu,
ils vont avec sagesse éviter de commettre des turpitudes, d'avoir
une attitude ou un comportement réprouvé par Dieu. Une société
où ces personnes sont majoritaires est une société
qui sera à l'abri des problèmes sociaux.
Toutefois une personne incrédule, ne voulant pas admettre qu'elle
sera au final récompensée ou châtiée pour ses
actes, ne se fixera aucune limite dans sa mauvaise conduite. En dépit
du fait d'essayer de ne pas commettre certains actes qui pourraient leur
être socialement défavorables, beaucoup de personnes n'hésitent
pas à perpétrer d'autres forfaits lorsqu'elles y sont incitées,
encouragées ou encore à la moindre occasion qui leur est
donnée.
Dans les sociétés athées, les hommes sont enclins
à commettre toutes sortes d'actes immoraux. Par exemple, une personne
croyante ne sera jamais tentée par la corruption, ni par les jeux
de hasard, elle ne se laissera pas non plus envahir par la jalousie ou
le mensonge, car elle sait pertinemment qu'elle devra rendre compte de
ses actes dans l'au-delà. Une personne sans religion, elle, est
encline à user de tout cela. Il ne suffit pas de dire, "Je
ne crois pas en Dieu, mais je ne me laisse pas non plus corrompre"
ou "Je ne crois pas en Dieu, mais je ne joue pas non plus":
en effet, un homme qui ne craint pas Dieu et qui ne croit pas qu'il aura
à faire le compte rendu de ses actes dans l'au-delà, peut
être à tout moment amené à commettre ces forfaits
si sa situation ou sa condition de vie change. Une personne qui déclare
"Je ne crois pas en Dieu, mais je ne fornique pas non plus"
peut le faire là où la fornication est considérée
comme un acte banal. Ou encore, une personne qui déclare qu'elle
ne se laissera pas corrompre, peut dire, "Mon fils est malade et
va mourir, je vais donc me laisser corrompre" si bien sûr cette
dernière ne craint pas Dieu.
Mais une personne croyante ne va pas faire preuve d'une telle immoralité,
car elle craint Dieu et elle n'oublie jamais que Dieu connaît ses
intentions ainsi que ses pensées.
Une personne qui s'écarte de la religion peut dire: "Je ne
suis pas croyante, mais je pardonne. Je n'éprouve ni haine, ni
vengeance." Mais un jour, un événement fâcheux
peut lui faire perdre son sang-froid et peut provoquer en elle un comportement
des plus inattendus. Elle peut tenter de tuer ou de blesser une personne,
en effet l'observance des valeurs religieuses qu'elle respecte, va varier
selon la situation et selon les conditions de l'endroit où elle
vit.
Mais celui qui croit en Dieu et en l'au-delà ne dévie jamais
de sa bonne moralité, quels que soient les conditions ou l'environnement
dans lesquels il évolue. Son observance des valeurs religieuses
n'est pas variable, mais immuable. Dieu se réfère aux valeurs
morales supérieures des croyants dans les versets suivants:
Ceux qui remplissent leur engagement envers Allah et
ne violent pas le pacte, qui unissent ce qu'Allah a commandé d'unir,
redoutent leur Seigneur et craignent une malheureuse reddition de compte,
et qui endurent dans la recherche de l'agrément d'Allah, accomplissent
la Salat et dépensent (dans le bien), en secret et en public, de
ce que Nous leur avons attribué, et repoussent le mal par le bien.
À ceux-là, la bonne demeure finale. (Coran, 13: 20-22)
Dans un environnement athée, la première notion à
éliminer est celle de la famille. La fidélité, la
loyauté, l'allégeance, l'amour et le respect, toutes ces
valeurs qui maintiennent la famille sont totalement abandonnées.
Il faut rappeler que la famille est la base de la société
et si elle s'effondre, la société s'écroulera à
son tour. L'État n'a plus lieu d'exister à partir du moment
où toutes les valeurs morales qui soutiennent l'État ont
été effacées.
De plus, dans les sociétés sans religion, il n'y a plus
aucune raison pour quiconque d'éprouver du respect, de l'amour
ou de la compassion pour son prochain, ce qui mène inévitablement
à l'anarchie sociale. Les riches en veulent aux pauvres, les pauvres
en veulent aux riches. La colère se développe à l'égard
des handicapés ou des indigents. Et l'agression envers les autres
nations augmente. Les employés se rebellent envers leurs employeurs
et les employeurs envers leurs employés, les pères se retournent
contre leurs fils et les fils contre leurs pères.
La raison de ce bain de sang permanent qui fait dans les journaux la
une de la rubrique "faits divers" est l'athéisme. Dans
ces pages, nous lisons chaque jour des informations dramatiques à
propos de personnes s'entre-tuant pour n'importe quelle raison.
Cependant, une personne qui sait pertinemment qu'elle va devoir rendre
compte de ses actes dans l'au-delà, ne peut pas impunément
pointer son arme sur la tempe d'une personne et la tuer. Elle sait que
Dieu a interdit aux hommes de commettre des crimes, et sa crainte à
l'égard de Dieu lui évitera ainsi un châtiment certain.
Dans le Coran, Dieu recommande aux hommes d'éviter la corruption:
Et ne semez pas la corruption sur terre après
qu'elle a été réformée. Et invoquez-Le avec
crainte et avec espoir, car la miséricorde d'Allah est proche des
bienfaisants. (Coran, 7: 56)
L'existence des valeurs religieuses exhorte l'amour ressenti à
l'égard de Dieu. Cet amour a un impact irrésistiblement
bénéfique et déterminant pour l'humanité.
Pour gagner l'approbation de Dieu, les croyants s'encouragent mutuellement
à suivre la voie de la bonne moralité, dans l'amour et le
respect des autres. Généralement, la bonté, la tolérance
et la compassion envahissent la société.
Par crainte de Dieu, les hommes évitent absolument de commettre
des actes immoraux ou blâmables. Ainsi, chaque action répréhensible
qui auparavant ne pouvait pas être évitée, est stoppée
dans son élan. L'esprit et la bonté de la religion prévalent.
Dans les sociétés impies, il est clairement établi
que les hommes deviennent insoumis et anarchistes et se soulèvent
contre l'État. Mais, pour ceux qui vivent selon des valeurs religieuses,
les impératifs de l'État prévalent toujours. Si cela
devient nécessaire, l'homme donnera sa vie pour cette cause. Pour
ces personnes, les intérêts de l'État se situeront
toujours au-dessus de leurs propres intérêts. Ils seront
toujours prêts à défendre ces valeurs spirituelles.
Dans de telles conditions favorables, gouverner un pays devient raisonnablement
aisé. Le pays devient un lieu sûr et prospère. Les
dirigeants de ce pays traitent les citoyens avec équité
et compassion et de ce fait, les injustices cessent. Il en résulte
un respect profond pour les dirigeants. De tels pays ont su établir
indubitablement des bases et des fondations inébranlables.
En l'absence de respect de la morale islamique, le père devient
l'ennemi de son fils et vice-versa, les frères se querellent, les
employeurs oppressent les employés. Les usines et les entreprises
cessent de fonctionner corrodées par l'anarchie qui y règne
et les riches exploitent le travail des pauvres. Dans la vie active, les
hommes sont enclins à se duper les uns les autres. Désordres,
conflits et anarchie deviennent le lot quotidien des individus de cette
société. La raison de tout cela est que ces hommes ne craignent
pas Dieu. Les personnes qui ne craignent pas Dieu se sentent libres de
commettre toutes les injustices, et n'hésiteront pas à user
de violences et de cruauté des plus extrêmes, pouvant aller
jusqu'au meurtre. En outre, sans même une once de remords, elles
se targueront à haute voix de leur absence de regret. Alors que
celui qui est convaincu qu'il devra affronter le châtiment éternel
dans l'au-delà, ne commettra jamais de tels actes. La morale du
Coran rend toute mauvaise conduite impossible à mettre en uvre.
Tout est réglé aisément, sereinement et de la meilleure
façon. Aucune erreur judiciaire ne se produit et pendant ce temps,
les commissariats et les palais de justice auront du mal à trouver
un cas à traiter.
L'esprit serein et confiant des personnes offre la prospérité
à la société dans son ensemble. Les recherches scientifiques
sont menées à bien, pas un jour ne passe sans une nouvelle
découverte ou une avancée technologique d'envergure dont
les résultats profiteront à tous. La culture prospère
et les dirigeants favorisent le bien-être pour tous. Cette prospérité
doit son existence à l'esprit humain libre de toute pression. Lorsque
l'esprit de l'homme évolue dans de bonnes conditions, se développe
en lui une meilleure capacité à raisonner et un champ de
réflexion plus élargie. C'est le résultat d'une utilisation
claire et non restrictive de la pensée. Vivre selon de bonnes valeurs
morales apporte la prospérité aux hommes; ils réussissent
dans les affaires et le commerce se développe. L'agriculture et
l'industrie prospèrent. Dans tous les domaines où un effort
est accompli, on constate de réels progrès.
La solution est évidente: elle consiste à se tourner vers
Dieu, Créateur de toutes les créatures, et à atteindre
le vrai bonheur et la sérénité en adoptant la religion
que Dieu nous recommande. Dieu a dit aux hommes que le salut dans ce monde
consiste à se tourner vers la religion et Il a également
annoncé les bonnes nouvelles à savoir que Ses serviteurs
fidèles n'éprouveraient aucune crainte à condition
qu'ils se soumettent à Lui:
Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru
et fait les bonnes uvres qu'Il leur donnerait la succession sur
terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés.
Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a
agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en
sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui
qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers. (Coran,
24: 55)
Par conséquent, pour toutes les raisons évoquées
ci-dessus, la société française doit chercher une
solution non pas dans l'absence de religion mais dans l'observance de
valeurs religieuses. La solution à la recrudescence des conflits,
de la violence et des inégalités sociales ne se trouve pas
dans l'interdiction de la religion; bien au contraire, elle doit être
trouvée en encourageant et en favorisant la morale religieuse.
Lorsqu'une nation craint Dieu, agit selon sa bonne conscience et fait
preuve de compassion, de bonté et de tolérance, il n'y a
aucun doute qu'elle viendra facilement à bout de la violence et
de la décadence ambiante.
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1- Pocock, dans; Edmund Burke, Reflections on the
Revolution in France , éd. J. G. A. Pocock, Indianapolis: Hackett
Publishing Company, 1987, pp. 33-38
2- Compterendu Gr. Or., 1903, Nourrisson, "Les Jacobins", 266-271;
The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)", New Advent,
http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm
3- The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)," New
Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)
4- The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)," New
Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm#VIII)
5- Nur Safa Tekyeliban, "Taassuba Karsi Mucadele" (Lutte contre
la bigoterie): Cité du discours du frère Gambetta le 8 juillet
1875 dans le loge Clémente Amitié", Dogus Kolu Yilligi:
Ankara Dogus Mahfili Çalismalari, 1962, Kardes Press, Ankara, 1963,
p. 19
6- The Catholic Encyclopedia , "Masonry (Freemasonry)," New
Advent, (http://www.newadvent.org/cathen/09771a.htm)
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