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Toutes les informations que nous percevons du monde dans
lequel nous vivons, sont transmises par nos cinq sens. Ce monde que nous
connaissons se compose de ce que nos yeux voient, nos mains touchent,
nos nez sentent, nos langues goûtent et nos oreilles entendent.
Nous ne pouvons imaginer une seconde que ce monde "extérieur"
puisse être différent de ce que nos sens nous permettent
de percevoir, puisque depuis notre naissance nous en sommes totalement
dépendants.
Toutefois, les recherches scientifiques actuelles menées dans
de nombreux domaines, présentent une vision totalement différente
de cette dernière, ce qui provoque la remise en question du rôle
de nos cinq sens et du monde que nous percevons à travers eux.
Ce point de vue soutient que la notion de "monde
extérieur" n'est qu'une réponse créée
dans notre cerveau par des signaux électriques. La couleur
rouge d'une pomme, la solidité du bois, votre mère, votre
père, votre famille et tout ce que vous possédez - votre
maison, votre travail - jusqu'aux lignes de cet article, ne sont en réalité
que le résultat d'une combinaison de signaux électriques.

Sur cette image, nous voyons une personne qui
semble skier en montagne, alors qu'il n'y a en réalité
ni skis, ni neige. Cette illusion est générée
artificiellement. |
Grâce aux progrès technologiques actuels, il est possible
de vivre de réelles expériences sans nécessairement
avoir recours au monde extérieur ou à la matière.
Les progrès incroyables réalisés dans le domaine
de la réalité virtuelle en ont fourni des preuves incontestables.
Plus simplement, la réalité virtuelle est une technique
qui permet la projection d'images de synthèse tridimensionnelles
plus vraies que nature, réalisées à l'aide de certains
dispositifs et générées par ordinateur. Cette technologie
avec ses divers champs d'applications, est connue sous le nom de "réalité
virtuelle", de "monde virtuel" ou d'"environnement
virtuel". Grâce à l'utilisation de certains appareils
élaborés à cet effet, la principale caractéristique
de cette technologie est de tromper la personne qui vit cette expérience,
en lui faisant croire que sa vision est réelle. Ces dernières
années, le terme "immersif" a commencé à
être utilisé parallèlement à l'expression "réalité
virtuelle", reflet de l'immersion totale des témoins dans
cette expérience.
Les éléments clés de tout système de réalité
virtuelle se basent sur nos cinq sens. Par exemple, lorsque l'utilisateur
enfile un gant spécial, les dispositifs situés à
l'intérieur de celui-ci envoient des signaux aux extrémités
de ses doigts. Lorsque ces signaux sont retransmis et interprétés
par le cerveau, l'utilisateur a la sensation de toucher par exemple de
la soie, un vase d'ornement, avec tous les détails visibles qui
les constituent - alors qu'en fait toutes ces choses n'existent pas dans
cet environnement.
Une des premières mises en application de la réalité
virtuelle s'est faite en médecine. L'université du Michigan
a développé une technologie permettant aux praticiens assistants
- en particulier le personnel des urgences - d'acquérir la technicité
nécessaire à la pratique de leur métier dans un laboratoire
virtuel où tout l'environnement d'une salle d'opération
a été recréé dans ses moindres détails,
grâce à la projection d'images de synthèse sur le
sol, sur les murs et le plafond. Cette "image" est parachevée
avec la projection d'une table d'opération, le patient à
opérer se situant au centre de la pièce. Les chirurgiens
en train de mettre leurs lunettes 3D, commencent à opérer
"virtuellement". Ainsi, toute personne qui voit ces images à
travers ces lunettes 3D n'est plus en mesure de faire la différence
entre une réelle salle d'opération et une salle d'opération
virtuelle.
Vivons-nous dans un univers holographique ?
New Scientist est un des magazines scientifiques des plus réputés.
Le 27 mars 2002, le scientifique J. R. Minkel signait le principal article
intitulé "Un univers vide". Et l'article à la
une titrait "Pourquoi vivons-nous tous dans un hologramme".
Selon cet article, notre perception du monde se réduit à
un simple faisceau de lumière. Ce serait donc une erreur de considérer
la matière comme une vérité absolue, en s'appuyant
uniquement sur nos perceptions. Tel que l'a admis Minkel dans son article
:
Vous tenez un magazine. Il semble solide ; il semble exister de manière
autonome dans l'espace. Ainsi que les objets autour de vous - comme
la tasse de thé, l'ordinateur. Ils paraissent
tous réels, quelque part là-bas. Mais tout cela n'est
qu'illusion.
Minkel affirme dans l'article que certains scientifiques nomment cette
idée la "théorie du tout", ils considèrent
que cette théorie est un premier pas pour expliquer la nature de
l'univers. Cet article nous démontre scientifiquement la manière
dont nos cerveaux perçoivent l'univers tel une illusion et nous
n'interagissons donc pas avec la matière elle-même.
Les perceptions perdues des sens, regagnées
grâce aux signaux artificiels
Dans son numéro du 11 mars 2002, Time magazine publiait
un article intitulé "Le corps électrique" révélant
ainsi une importante avancée scientifique. Cet article nous apprenait
que des scientifiques avaient combiné des microprocesseurs aux
systèmes nerveux de malades afin de traiter des lésions
permanentes affectant leurs perceptions sensorielles.
A l'aide de ces nouveaux systèmes élaborés à
cet effet, les chercheurs aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, voulaient
permettre aux personnes aveugles de recouvrer la vue et aider les patients
paralysés à guérir. Avec ce nouveau procédé,
ils avaient déjà obtenu un premier succès relatif
en implantant des électrodes dans les zones malades du corps, et
des microprocesseurs ont été utilisés pour relier
les membres artificiels aux tissus vivants.
Suite à un accident, un patient danois, Brian Holgersen, fut victime
d'une paralysie totale à partir du cou, à l'exception de
quelques mouvements limités des épaules, du bras et de la
main droite. Comme on le sait, une telle paralysie est provoquée
par des lésions de la moelle épinière dans le cou
et le dos. Les nerfs sont alors endommagés ou bloqués, ce
qui a pour effet de juguler la circulation neuronale entre le cerveau
et les muscles, et de bloquer toutes communications des nerfs qui transmettent
les signaux du corps au cerveau et inversement. Pour ce patient, le but
était de relier la zone endommagée de sa moelle épinière
à un implant, ce qui permettrait aux signaux transmis par le cerveau
de restituer très faiblement le mouvement des bras et des jambes.
Ils utilisèrent un système conçu pour rétablir
les fonctions vitales de la main gauche telles que l'action de saisir,
de tenir ou de lâcher un objet. Lors d'une opération, huit
petites électrodes souples de la taille d'une pièce de monnaie
ont été implantées dans les muscles responsables
de ces mouvements situés dans le haut du bras gauche, de l'avant-bras
et de l'épaule du patient. Plus tard, des fils ultrafins ont relié
ces électrodes à un stimulateur - sorte de pacemaker pour
le système nerveux - implanté dans sa poitrine. Le stimulateur
était à son tour connecté à un dispositif
sensible au positionnement, lui-même relié à l'épaule
droite de Brian Holgersen, épaule dont la motricité était
réduite.
Désormais, lorsque le patient voulait se saisir d'un verre, il
bougeait son épaule droite vers le haut. Ce mouvement envoyait
un signal électrique, depuis le détecteur de position dissimulé
sous ses vêtements vers le stimulateur dans sa poitrine, qui l'amplifiait
et le faisait passer le long des muscles appropriés dans son bras
et sa main. En réponse, ceux-ci se contractaient et sa main gauche
se fermait. Lorsqu'il voulait reposer le verre, il n'avait plus qu'à
bouger son épaule droite vers le bas et sa main gauche s'ouvrait.
A Bruxelles, l'université de Louvain a utilisé la même
technologie dans le domaine ophtalmologique. Les cellules des bâtonnets
et des cônes d'un malade s'étaient détériorées,
provoquant l'insensibilité progressive de la rétine à
la lumière, ce qui a eu comme conséquence pour la patiente
une perte de la vision. Une électrode implantée autour de
son nerf optique droit lui a permis de recouvrer partiellement la vue.
Dans ce cas précis, l'électrode était reliée
à un stimulateur placé à l'intérieur d'une
cavité dans le crâne du patient. Une caméra vidéo
positionnée sur une calotte, transmettait les images au stimulateur
sous forme de signaux radio, évitant ainsi les cellules endommagées
des bâtonnets et des cônes, et elle envoyait directement les
signaux électriques au nerf optique. Le cortex visuel du cerveau
regroupait ces signaux pour en faire une image. L'expérience de
la patiente est semblable à celle d'une personne qui regarde un
panneau d'affichage miniature dans un stade, mais la qualité est
quand même suffisante pour prouver que ce système est viable.
Ce procédé est appelé système de "prothèse
visuelle basée sur un microsystème" (Microsystem-based
Visual Prothesis), appareil implanté en permanence dans la tête
du patient. Mais pour faire fonctionner tout cela, le patient doit se
rendre à l'université de Louvain dans une pièce spécialement
aménagée à cet effet, il doit ensuite porter ce qui
pourrait ressembler à un bonnet de bain vétuste. Ce bonnet
de bain en plastique ordinaire, est équipé d'une caméra
standard disposée sur le front. Plus il y a de pixels pour former
une image sur l'écran, plus grande sera le nombre de stimulations
électriques ; plus importante sera alors la qualité de l'image
en termes de pixels.
Le même article relatait également le témoignage
intéressant d'un artiste interprète qui s'est servi de la
même technologie :
Pendant une représentation en 1998, Stelarc s'est raccordé
directement à Internet. Son corps était parsemé
d'électrodes - sur ses deltoïdes, ses biceps, ses fléchisseurs,
ses jarrets, ses mollets - lesquelles envoyaient de légères
impulsions électriques, juste assez pour provoquer une légère
contraction musculaire involontaire. Les électrodes étaient
connectées à un ordinateur qui était à son
tour relié à des ordinateurs via Internet à Paris,
Helsinki et Amsterdam. En pressant sur les différentes parties
du corps humain qui apparaissait sur l'écran, les participants
dans les trois capitales pouvaient alors faire faire à Stelarc
ce qu'ils désiraient.

La couverture du magazine New Scientist du 27
avril 2002 titrait "Un univers holographique" et "Pourquoi
vivons-nous tous dans un hologramme" |
Ces technologies, sous réserve qu'elles puissent être suffisamment
miniaturisées et placées à l'intérieur du
corps humain, ouvriront radicalement la voie à de nouvelles perspectives
dans le domaine médical. Ces progrès démontrent également
un autre fait majeur : le monde extérieur est une image dupliquée
que nous regardons dans nos esprits
L'article du Time nous a démontré par des exemples
concrets, de quelle manière nous pouvions simuler des perceptions
telles que la vision ou le toucher créés artificiellement
par des impulsions électriques. La preuve la plus irréfutable
était qu'une personne aveugle pouvait recouvrer la vue. Malgré
le fait que l'il du patient n'était pas en état de
fonctionner, elle pouvait voir grâce à des signaux créés
artificiellement.
Les mondes virtuels de certains films peuvent-ils
être transposés dans le monde réel ?
Dans l'article "La vie est pure invention et vous êtes ensuite
effacé", publié dans le magazine New Scientist du 27
juillet 2002, Michael Brooks affirmait que nous pourrions bien vivre dans
un monde virtuel à l'instar du film Matrix : "Nul besoin d'attendre
la sortie de Matrix 2. Vous pourriez bien déjà vivre dans
une simulation géante générée par ordinateurs
Bien évidemment, vous pensiez que Matrix est une fiction. Mais
c'est uniquement parce que vous en aviez décidé ainsi."

"Le corps électrique", article
publié dans le Time magazine du 11 mars 2002, révélait
que le monde extérieur est une image dupliquée dans
notre esprit. |
Michael Brooks, l'auteur de cet article, étayait son point de
vue en citant le philosophe Nick Bostrom de l'université de Yale
qui pense que les films hollywoodiens sont plus proches de la réalité
que nous ne le pensons. Il a également estimé qu'il existe
une probabilité que nous vivions dans un monde simulé ou
virtuel comme certains films le décrivent.
Le fait scientifique selon lequel nous n'interagissons pas avec la matière
elle-même, beaucoup mieux compris depuis ces dernières années,
a suscité chez l'homme une réflexion approfondie. Cette
situation, source d'inspiration pour les films, prouve que les environnements
virtuels recréent la réalité de manière si
convaincante que l'homme peut être dupé par ces images illusoires.
Le matérialisme, comme toutes les autres
fausses philosophies, a été anéanti
La philosophie matérialiste a existé tout au long de l'histoire.
Ses adeptes avaient tout misé sur la supposée existence
absolue de la matière, dans la négation totale de Dieu,
qui les a pourtant créés à partir de rien et qui
a également créé pour eux l'univers dans lequel ils
vivent. Mais cette preuve évidente ne laisse plus aucune place
à la polémique. Ainsi, la matière à partir
de laquelle ils avaient fondé leur existence, leurs opinions, leur
fierté et leur négation de Dieu, s'est envolée. Mais
ironie du sort, c'est à travers leurs propres recherches que les
scientifiques matérialistes ont découvert que tout ce qu'ils
voyaient n'était pas matière mais en réalité
une copie ou une image formée dans le cerveau. Ces recherches ont
donc mis un terme aux croyances matérialistes.
Le vingt-et-unième siècle constitue un tournant décisif
dans l'histoire de l'humanité au cours duquel cette vérité
se répandra parmi les peuples, le matérialisme sera définitivement
éradiqué de la surface de la terre. Certains, sous l'influence
des philosophies matérialistes, pensaient que la matière
est un élément absolu, ils sont en train de réaliser
que leur personne n'est qu'illusion et que la seule
existence absolue c'est Dieu, qui embrasse tout. Cette réalité
des faits est ainsi révélée dans le Coran :
Dieu atteste, et aussi les anges et les doués
de science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, le
Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui,
le Puissant, le Sage ! (Coran, 3 : 18)
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